Cette obligation est renforcée dans le cadre de la conception de l'Alliance entre Dieu et son peuple : le respect de la Loi est une des obligations qu'implique pour les seconds la soumission au premier, et en échange ils connaîtront la prospérité ; en revanche s'ils ne la respectent pas l'Alliance est rompue et ils connaîtront un châtiment. Le prophétisme a revêtu une grande importance religieuse et politique dans les pays d'Israël et de Juda, et il est bien connu en particulier via les livres prophétiques. Les récits relatifs aux périodes pré-monarchiques ont été relégués au rang de « saga nationale » qui, si elle peut reposer sur des événements ayant effectivement eu lieu, ne peut être utilisée pour servir de base à la reconstitution d'une histoire événementielle fiable. Les peines suivent des principes symboliques comme la loi du talion impliquant que le châtiment du coupable soit équivalent au tort infligé à la victime, autorisant les personnes dont un membre de la famille aurait été tué à exécuter son meurtrier. Du point de vue de l'archéologie, le peuplement des régions couvertes par la suite par ces deux royaumes a connu d'importants changements dans le courant du Xe siècle (début de l'âge du Fer II) : abandon de la plupart des sites ruraux ou leur transformation en sites fortifiés, présentant parfois une évolution vers des caractéristiques urbaines, donnant progressivement forme aux sites urbains fortifiés caractéristiques des royaumes d'Israël et de Juda. Les mariages sont fondamentaux dans les stratégies des familles, et ils semblent généralement arrangés par les chefs des maisonnées. Bien qu'ayant été des royaumes peu puissants qui n'ont pas pesé dans l'histoire politique du Proche-Orient ancien, Israël et Juda ont connu un destin remarquable en étant les lieux d'émergence d'une religion, le judaïsme, et de son livre sacré, la Bible hébraïque, qui ont profondément marqué les civilisations du Moyen-Orient et du monde occidental. La Bible hébraïque est divisée en trois grandes parties, et se présente encore sous cette forme de nos jours : Les dates de rédaction de ces textes ne font pas l'unanimité dans les milieux biblistes[4]. Différents rituels participant au culte des dieux (avant tout Yahweh) sont rapportés par divers passages de la Bible, même si leur déroulement n'est que rarement explicité. La sagesse qu'ils présentent est dominée par le principe d'une justice rétributive : on reçoit comme on donne. ABILÈNE. Territoire gouverné par Hérode Archélaüs, puis par le gouverneur romain Ponce Pilate. La vénération d'autres divinités comme Baal ou les astres à l'époque monarchique serait donc, en accord avec le texte biblique, une importation depuis l'étranger[154]. Du point de vue littéraire, il allie remarquablement les passages poétiques, les discours, les hymnes, avec une certaine inventivité, le long d'un récit présentant une tension pour savoir quel sera le destin de son personnage principal, homme pieux confronté à des malheurs voulus par Dieu qui le met à l'épreuve. Israël au temps de Jésus, Afficher uniquement les langues des signes, Téléchargement de publications uniquement, Se connecter J.-C., et mettent fortement en doute leur fiabilité pour reconstruire l'histoire de l'Israël pré-exilique[14]. Ensuite parce qu'elle insiste sur le fait qu'ils résultent d'une réflexion théologique, guidée en particulier par la relation entre Yahweh et son peuple, érigée en principe explicatif des événements relatés. Pierre y nia connaître Jésus (Mt 26:69–75). Les inscriptions antiques indiquent qu'elle comprenait des variantes dialectales, en particulier entre le Nord (Israël) et le Sud (Juda). Ce serait notamment le cas des premières versions des livres de la Torah (en particulier l'Exode et le Deutéronome), datables plus précisément du règne de Josias (640-609). On ne s'accorde pas sur le fait de savoir quels sont les contours exacts des parties rédigées à cette période et du projet politico-religieux de Josias, peut-être lié aux ambitions conquérantes de ce roi ; certains (I. Finkelstein, N. A. Silberman et W. M. Schiedewind) tendent à faire de cette période la principale phase d'élaboration de la Torah, devant la période post-exilique qui est traditionnellement vue comme plus importante[74]. (ouvre une nouvelle fenêtre). Le fait que ce texte soit un livre sacré pour plus de deux milliards de personnes de nos jours soumet à des pressions et difficultés son étude, ce qui se retrouve jusque dans le champ de la recherche scientifique. Ce dernier a peut-être cherché à étendre son royaume, notamment en direction du nord sur l'ancien royaume d'Israël, mais les preuves décisives sur cette expansion (traditionnellement admise par les chercheurs) manquent et l'idée d'une grande extension de son royaume semble plutôt relever de l'idéologie du texte biblique que de la réalité du temps[73]. Certains biblistes le font dériver d'un nom de personne, yiśrāʾēl, qui signifierait « El s'est montré fort ». La reine-mère (gēbîrāh, « femme puissante ») exerce également un rôle important quand son fils est au pouvoir[105]. Elle est dirigée par le chef de l'armée, ainsi qu'un ou deux grands officiers chargés des escadrons de chars, et un adjudant (šālîš) royal qui assiste le souverain en campagne. Dans la zone semi-aride elles sont plus faibles, entre 400 et 600 mm voire moins. La diaspora judéenne est également constituée de personnes parties en Égypte, notamment de mercenaires établis dans des garnisons comme celle d’Éléphantine qui a livré une documentation importante pour la période achéménide (voir plus bas)[86]. Une bonne partie de ces lois a été réinterprétée ou formulée dans le contexte de la période post-exilique et des volontés de former et préserver l'identité des Israélites (interdiction de l'union avec des femmes étrangères, circoncision, pratiques alimentaires)[117]. Mais elle n'a alors plus d'autorité politique. Mais progressivement les sites de l'intérieur connaissent une expansion, en général à partir de sites déjà occupés depuis plusieurs millénaires. Certains se présentent sous la forme d'une enceinte circulaire, parfois de plus petites structures rectangulaires. En tout état de cause, ils prennent place durant la phase de chute de l'Empire assyrien face aux Babyloniens et aux Mèdes, qui entraîne le retrait des forces assyriennes du Levant, où elles sont remplacées par le roi égyptien Psammétique, qui semble avoir laissé Josias tranquille (peut-être contre la reconnaissance de sa suprématie). Carte Originale provenant dun Atlas de la Bible publié en 1910. C'est un alphabet consonantique (abjad), comprenant vingt-deux lettres de forme cursive. Un grand nombre de sites secondaires a été mis au jour[15]. Ils jouent aussi un rôle politique car ils sont les intermédiaires locaux des autorités de l'État, et certains passages du Livre des Rois évoquent des « Anciens du pays » qui servent d'interlocuteur au roi avant de mener une guerre ou dans des affaires judiciaires importantes (le procès de Jérémie par exemple)[109]. Le porc est en revanche très rare, ce qui renvoie vraisemblablement à des raisons culturelles propres aux Israélites et au tabou qui pèse sur ces animaux dans le judaïsme[136]. Le poids de la communauté revenue de Babylonie explique aussi l'importance des influences babyloniennes dans différents récits de la Genèse (Déluge, Tour de Babel, origine d'Abraham à Ur)[94]. Les pentes des collines peuvent en revanche être mises en culture grâce à des travaux de terrassement ; des terrasses de culture servent à retenir l'écoulement des eaux et à stabiliser les sols, ce qui est très favorable pour le développement des cultures arbustives. J.-C. se sont accompagnées de débats sur les modalités de l'apparition de cette entité[47]. Sinon, on envisage au début une situation déséquilibrée entre Israël et Juda : le premier semble être un royaume plus riche et puissant, en particulier sous la dynastie des Omrides, avant tous les deux fondateurs, Omri qui construit une nouvelle capitale à Samarie et son fils Achab qui s'allie au roi de Tyr dont il épouse la fille Jézabel. L'un des sanctuaires les mieux connus est celui de Tel Dan (IXe – VIIIe siècle), organisé autour d'une plate-forme servant d'autel. Les précipitations, sans être élevées, sont appréciables pour un pays du Moyen-Orient, souvent situées au-dessus de 600 mm par an dans la partie nord, et plus dans les régions montagneuses (mais sous forme de neige). Il peut s'agir de simples tombes à fosse, de tombes à ciste (avec une structure en pierre ou briques), de grandes jarres enterrées (le plus souvent pour des enfants), et des tombes collectives creusées dans la roche (moins souvent aménagées dans des grottes), caractéristiques des hautes terres. Comme le grand dieu El, il est une divinité patriarcale, qui préside une assemblée divine et a un aspect créateur. Ces personnages peuvent être des conseillers au service du roi et soutenant ses projets, ou bien des opposants parfois farouches. Les amendes sont courantes, notamment pour des atteintes à des propriétés. J.-C. ou la fin supposée de l'Exil). Ils ont été rédigés sur une période longue, mais présentent souvent des traits volontairement archaïsants. Souvent soutenue par des cercles bibliques ou des sociétés d'études bibliques, elle est caractérisée par la recherche des sites et des événements bibliques dont la véracité n'était pas contestée : époque des Patriarches, de l'Exode, de la conquête, de la monarchie unie, etc. Les religieux de leur côté ne cherchent jamais à reconstituer un culte de Yahweh en Babylonie, sans doute dans l'attente d'un retour. Différents systèmes de poids sont employés dans le royaume de Juda[140],[141]. Des rituels funéraires sont connus par les textes bibliques. Le roi idéal connaît la Loi de Yahweh et la fait appliquer, il est juste, protège la veuve et l'orphelin[103]. Le culte officiel yahwiste prohibe de telles pratiques, mais cela semble en accord avec la solidarité de clan qui existe dans l'Israël antique et les habitudes des peuples voisins du Levant. L'ensemble des textes compilés dans la Bible hébraïque présente un profil littéraire très diversifié : des passages narratifs (historiographie, mythologie, fables et contes), des textes s'apparentant à des documents juridiques (lois, traités) et épistolaires, des textes poétiques (hymnes, prières, élégies, proverbes, etc. Celui-ci, dont la capitale est Jérusalem, est finalement battu et annexé à son tour par l'Empire babylonien en 587 av. La carte "La Palestine au temps de Jésus" est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons, attribution 3.0 non transposé. L'ancien royaume d'Israël, découpé entre plusieurs provinces assyriennes nouvellement établies, poursuit également sa croissance démographique et économique. La Pâque, les Semaines et les Tentes sont devenues les trois grandes fêtes de « pèlerinage » (ḥag) de la tradition juive. Le contrôle des routes du nord, en direction de la Phénicie et de la Syrie, fut donc un objectif pour les rois d'Israël. Après la destruction de Jérusalem, le pays de Juda est transformé en province babylonienne, confiée à un gouverneur établi dans la petite ville de Miçpa, Godolias (en) ou Guedalia (en), ancien dignitaire du temps de Sédécias. Les fils doivent hériter du patrimoine familial à la mort du père de famille ; si celui-ci n'a pas de fils, ce sont ses filles qui héritent à condition qu'elles épousent des hommes de son lignage. Les Psaumes contiennent des louanges adressées à Yahweh, vantant sa grandeur, et également des supplications personnelles ou collectives adressées au Dieu dans le but d'obtenir la fin d'un malheur (maladie, famine, épidémie, exil, etc.) Ils s'inspirent sans doute de chroniques babyloniennes qui présentent une même « philosophie de l'histoire » guidée par l'attitude des rois envers le culte de certains grands dieux[214]. Les espaces résidentiels des sites urbains de l'Israël antique sont situés dans des quartiers souvent agencés de façon peu ordonnée, à moins qu'ils n'aient fait l'objet d'une planification les ayant organisés autour de larges artères[133],[134]. On s'accorde également pour dire qu'un processus d'émergence de l’État est en cours dans l'arrière-pays palestinien, même si ses modalités sont discutées[52]. Sur les ostraca, « sicle » figure parfois écrit en entier, mais le plus souvent il est écrit aussi en abrégé avec la lettre shin. En tout cas, les dernières années du VIIe siècle voient survenir des changements qui sont amenés à avoir une influence sur la vie politique de Juda : Nékao ne réussit pas à installer la puissance égyptienne en Syrie et au Levant puisqu'il est vaincu par le roi babylonien Nabuchodonosor II à Karkemish en 605[77]. Les élites politiques et religieuses sont les premières visées par les déportations qui ont visé à décapiter le noyau des révoltes, ce qui n'empêche pas qu'elle soit bien traitée par les Babyloniens, la famille royale étant accueillie à la cour babylonienne. L'apport des sources annexes, issues des découvertes archéologiques, est devenu essentiel pour traiter de l'Israël antique : monuments, objets divers, et en particulier les sources épigraphiques antiques provenant de diverses régions du Proche-Orient ancien et dont l'interprétation connaît des pressions et difficultés similaires. Selon la Genèse, ce nom est donné au patriarche Jacob après son combat d'une nuit contre un inconnu. Voir aussi les travaux de A. Zertal, dont on trouvera un aperçu dans : « Le Mont Eibal : La découverte de l'autel de Josué », dans, Dans le texte original, l'oiseau (une hirondelle) est placé en dessous du signe. Les livres sapientiaux contiennent également des discussions sur des principes de justice. Les récits relatifs à la période monarchique reposent en revanche sur une base plus assurée et ont souvent pu être confirmés par la documentation épigraphique et architecturale, même si leur interprétation pose des problèmes insolubles, en particulier sur la véracité de la monarchie unifiée et la nature des rapports entre Israël et Juda. Les textes bibliques évoquent des catégories particulières de défunts comme les rĕpāʾîm qui pourraient être des ancêtres royaux divinisés car c'est ce qu'ils sont à Ugarit[201],[202]. En dehors de ce qu'en disent les textes bibliques (les deux Livres des Rois et les Chroniques) dont la fiabilité historique est très discutée, les événements de cette période ne sont connus que par une poignée de textes. L'existence d'un culte des ancêtres est discutée. L'histoire de la période est reconstruite différemment selon qu'on accepte ou non l'idée d'une monarchie unifiée auparavant. Les maisonnées peuvent également comprendre des esclaves (ʿebed pour les hommes, ʾamah/šipḥah pour les femmes), qui sont considérés comme la propriété de leur maître. Il est déporté en Babylonie avec la famille royale, les hauts dignitaires et des artisans réputés. Les lieux de culte disposaient d'un personnel spécialisé dans la prise en charge du culte, et plus largement des relations entre la divinité et les hommes. Sa localisation à l'emplacement de l'esplanade des Mosquées, lieu saint du judaïsme et de l'islam, rend actuellement toute perspective de fouilles impossible. En effet, vers 885, l'Assyrie reprend sa marche conquérante. À l'époque achéménide, l'hébreu est supplanté par l'araméen dans les communautés de Palestine et de la diaspora, et l'usage de l'alphabet araméen se répand parallèlement, entraînant la disparition de l'alphabet paléo-hébraïque vers le Ve siècle. Ils sont souvent très critiques sur la façon de vivre de la population. Les recherches ont cependant de plus en plus tendance à remettre en avant la vieille idée qui veut que le monothéisme israélite émerge dans le courant de la première moitié du Ier millénaire av. Alors que Juda connaît une appréciable stabilité dans les décennies suivantes sous les auspices d'Ézéchias, les suites du conflit précédent portent Osée sur le trône d'Israël en 732. En dépit de ces incertitudes et de ces dissensions, l'approche historico-critique de la Bible est essentielle pour l'étude de l'Israël antique en raison de ses apports méthodologiques[5]. ITURÉE. L'Israël antique est surtout connu pour son univers religieux, marqué par le monothéisme affirmé par la Bible hébraïque. Les relations entre les différentes communautés yahwistes (Judéens de Judée, Judéens de la diaspora, Samaritains) jouent aussi un rôle important, l'unité n'étant jamais de mise[36]. Les plus anciens Psaumes et Proverbes pourraient ainsi dater de la période monarchique. Il s'agirait alors de repas communautaires associant vivants et morts, pour éviter que les seconds ne viennent tourmenter les premiers. Mazar par exemple, cf. Dans les champs, la principale plante cultivée est l'orge, mais les légumineuses (pois chiches, lentilles) et le lin occupent une place importante ainsi que divers types de légumes plantés dans de petits jardins (oignons, poireaux, melons, etc.). Les échanges traversant le royaume de Juda, en particulier dans le sens sud-nord depuis le désert Arabique et la mer Rouge et en direction de la Syrie, semblent aussi s'intensifier. Le site de Lakish est ainsi dominé par un bâtiment de type palatial et ses dépendances, servant manifestement pour le gouverneur local et ses services. L'expérience propre du peuple judéen joue manifestement un rôle important, pour donner une nouvelle impulsion au yahwisme. L'exégète Thomas Römer suggère même que les sociétés « proto-Israélites » du XIIIe siècle av. Elles énoncent des règles à suivre pour le bien de la société et dans le respect de Dieu[218]. L'horticulture avait aussi pour avantage d'être moins soumise aux aléas climatiques que la céréaliculture. À partir de la période des guerres contre l'Assyrie, une partie de la population originaire d'Israël et de Juda vit en dehors de ces pays, à la suite de déportations ou d'une émigration volontaire : c'est le phénomène de la diaspora, qui devient dès lors une caractéristique essentielle de la communauté judéenne/juive, partagée entre ceux qui sont restés dans le pays d'origine et ceux qui en sont partis, dont une grande partie fait souche en pays étranger. Les communautés locales (tribus, villages, villes) ont à leur tête un collège d'Anciens (zĕqēnîm), qui sont les chefs de familles de la localité. S'ils frappent ou maudissent leurs parents, ils sont passibles de la peine de mort. Mais elles sont concentrées sur la période hivernale, et très variables d'une année sur l'autre : des variations de précipitations de 1 à 4 peuvent être enregistrées d'une année sur l'autre à Jérusalem (autour d'une moyenne annuelle d'environ 550 mm et 62 jours de précipitations)[26]. On trouvera deux anthologies de ces textes en langue anglaise : Pots and People Revisited: Ethnic Boundaries in the Iron Age I, Archaeology of Israel: Constructing the Past, Interpreting the Present. Les déportés de rang moindre sont documentés par plusieurs tablettes cunéiformes de nature juridique et économique, en particulier celles datées de l'époque achéménide provenant d'une agglomération nommée la « Ville de Juda » (située près de Borsippa) qui semble avoir été peuplée de nombreux descendants de déportés, repérés par leurs noms yahwistes. Mise au point sur la documentation archéologique de cette période : Voir par exemple E. Mazar, « Les fortifications de Jérusalem à l’époque de la Royauté de David et de Salomon », dans, Bulletin of the American Schools of Oriental Research, The Israelite Impact on Judean Language and Literature, Achaemenid Imperial Policy, Settlement Processes in Palestine, and the Status of Jerusalem in the Middle of the Fifth Century BCE, Administration of the State in Canaan and Ancient Israel, Household Economies in the Kingdoms of Israel and Judah, Household Archaeology in Ancient Israel and Beyond, Legal and Social Institutions in Canaan and Ancient Israel, Private Life in Canaan and Ancient Israel, Cities: Cities of the Bronze and Iron Ages. L'Egypte, le Sinaï, Canaan. Taille apprx: 21 x 27 cm / 8.26 x 10.62 inches. En ce sens, le véritable roi est le dieu, et le roi est son représentant sur terre, chargé de la direction de son domaine. Plusieurs pratiques de divination sont également connues dans l'Israël antique, en plus du prophétisme. On ne connaît pas de cas de femmes prêtres dans l'Israël antique comme il s'en trouve à Ugarit ; le Livre de l'Exode en mentionne seulement certaines qui ont un rôle indéterminé et ne peuvent franchir la porte du sanctuaire, sans doute pour des raisons d'impureté. Les influences extérieures ont pu être proposées comme celle du monothéisme égyptien du temps d'Akhenaton, mais cela est très peu probable[171]. B10 Israël au temps de Jésus. Y ont également été repérés des objets cultuels renvoyant à des objets mentionnés dans la Bible : des stèles (maṣṣēbôt), des autels sacrificiels (mizbēah) fixes ou mobiles, notamment le modèle à quatre cornes ; les textes bibliques évoquent également l'ʾăšērāh, sorte de mât en bois ou arbre sacré[178]. L'époque cruciale pour la composition du texte biblique serait celle qui suit la prise de Jérusalem par Babylone en 587 et qui se solde par la déportation des élites de Juda en Babylonie. En l'état actuel des choses, les textes de la Bible hébraïque sont les seuls « textes littéraires » qui peuvent être attribués à des écrivains de l'Israël antique. La Judée (Yehoud) et Samarie sont alors des provinces (mĕdīnāh) incorporées dans la vaste satrapie de Transeuphratène, dont le centre est à Damas. Plusieurs Psaumes présentent différents traits de Yahweh et sa complexité, due en grande partie à un phénomène de syncrétisme qui l'a vu reprendre les aspects des grands dieux des panthéons des peuples ouest-sémitiques antiques, connus en particulier par la mythologie d'Ugarit. Plus largement, la découverte de nouveaux textes et de sites archéologiques a permis d'analyser de manière plus approfondie la civilisation de l'Israël antique, en particulier sa religion, mais également son organisation sociale et économique. Les fouilles archéologiques ont permis la mise au jour de plusieurs de ces hauts lieux. Il est assassiné avec le parti pro-babylonien quelque temps plus tard par une faction dirigée par un membre de la famille royale. La grande fête de l’automne est la fête des Tentes (sukkôt, ou « huttes »), célébrant la récolte puis aussi le retour de l'Exode. Les descendants du premier, regroupés autour du centre provincial de Samarie et de sa riche province, dirigés par le gouverneur Sanballat et ses successeurs, voient d'un mauvais œil les projets de restauration de Jérusalem et la construction de son temple auxquelles ils n'ont pas été associés. Ces provinces sont dirigées par des gouverneurs (peḥāh) issus de la population locale, qui à Samarie forment une véritable dynastie (Sanballat et ses successeurs). Joiaqim serait alors passé dans l'orbite babylonienne, avant de décider de cesser de payer le tribut, en même temps que d'autres royaumes voisins (dont Tyr). La période de la domination perse qui débute en 539 voit le retour à Juda d'une partie de la communauté exilée (période « post-exilique »). Enfin, l'évolution décisive de la religion yahwiste vers le monothéisme, au moins dans certains cercles religieux du Temple de Jérusalem, est souvent datée des VIe – Ve siècles, notamment sur la base du Deutéro-Isaïe qui affirme qu'Yahweh est le dieu unique[96]. Après sa conquête par Babylone et son incorporation dans l'Empire perse, cette région devient une province, la Judée[31]. avec 2 tableaux, 2 plans et une carte. Ces textes sont très divers. À l'époque romaine tardive et byzantine (IIIe-VIIe siècles), c'est devenu une ville prospère qui s'étale sur 13 d'acres, le long du rivage de la mer de Galilée et la pente modérée au nord. Césarée de Philippe. Les diverses approches s'accordent en tout cas pour admettre que Yahweh est sans doute le dieu le plus vénéré des royaumes d'Israël et de Juda, qu'il a un ancrage populaire et n'est pas limité au cercle des élites, comme en atteste la présence de son nom dans de nombreux noms de personnes trouvés sur des ostraca. À partir du milieu des années 1980, le débat s'est porté sur la période monarchique (donc les premiers siècles du Ier millénaire), en particulier la monarchie unifiée de David et Salomon[16]. La Torah présente le monothéisme reposant sur la croyance en Yahweh en tant que dieu unique comme la forme de la religion des Hébreux/Israélites de tout temps, et en particulier depuis l'Exode. La période de l'âge du fer est marquée par une intensification progressive des cultures, sous l'influence de l'essor démographique, le développement des royaumes qui impulsent de véritables politiques de développement agricole, puis les influences extérieures comme l'essor des échanges internationaux en direction du bassin méditerranéen, de l'Arabie et des centres des empires mésopotamiens[137]. Elle nous dit ce que pensaient les rédacteurs du texte, pas forcément l'avis de la majorité des populations des territoires d'Israël, Juda ou Samarie. Il y a également un relatif consensus autour du fait que le monothéisme stricto sensu n'est attesté avec quasi-certitude qu'à partir des écrits du Deutéro-Isaïe, datés de la seconde moitié du VIe siècle, et ne se serait donc affirmé que durant la période de l'Exil[170]. Au sud, l'Égypte n'est plus en mesure d'intervenir hors de ses frontières de façon durable, tandis qu'au nord, dans la Syrie actuelle, domine un ensemble de royaumes araméens, dont le plus puissant est celui de Damas, le voisin septentrional d'Israël[59]. La recherche ne retient plus désormais l'hypothèse documentaire qui proposait quatre sources à la Torah (document jahviste J, document élohiste E, document deutéronomiste D et document sacerdotal P) mais en a conservé les fondements idéologiques (la composition d’une histoire nationale à des fins politiques) et le principe de plusieurs remaniements et plusieurs couches d'écritures par des auteurs ou des écoles différentes, révélant les préoccupations de diverses périodes et tendances (l'approche « historico-critique »)[5],[6]. Celle-ci présente les Israélites comme descendants d'une même famille, divisés en douze tribus indépendantes puis fédérés en un royaume unifié qui se scinde ultérieurement. Les murailles sont généralement massives, défendues par des tours et souvent ouvertes par une porte fortifiée unique, comme les « portes à tenaille » dégagées à Megiddo, Gezer et Hazor. Le monarque a un rôle cultuel : il prend en charge l'entretien du culte de Yahweh (et aussi des autres dieux quand il les accepte), y participe parfois, et peut aussi initier des « réformes » religieuses comme l'illustrent les cas d'Ézéchias et Josias. Son plan rappelle celui du temple de Jérusalem : de forme rectangulaire, il est organisé autour d'une grande cour dans laquelle se trouve un autel, bordée par des pièces qui sont peut-être des magasins pour le culte ; cette cour conduit à une pièce barlongue disposant d'une petite niche au fond servant sans doute de « Saint des Saints » ; des autels à cornes et des stèles caractéristiques des lieux de culte de l'Israël antique ont été mis au jour dans l'édifice[182].